Manifeste pour de justes manifestations

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Une manifestation est un acte démocratique tendant à ce qu’une partie du peuple s’exprime dans la rue pour exposer ses idées.

Or cette tribune à ciel ouvert disposant d’un impact fort auprès de l’opinion publique et d’un relais généralement important par les médias, à ce titre les autorités, les organisateurs et les participants pour pouvoir disposer démocratiquement de ce droit doivent en accepter les responsabilités qui en découlent.

La première et la plus fondamentale est le respect total du à la loi, qui puisse qu’elle permet aux manifestants de s’exprimer librement et sans contraintes doit obtenir en retour le respect qui lui revient,
la deuxième responsabilité est le respect essentiel que les manifestants doivent montrer à toutes opinions contraires à la leur.

Or nous avons vécu au cours du mois de janvier 2009 une situation dramatique quant au respect des lois de la république.

Prenant fait et cause pour un conflit se déroulant à 4500 km de Paris, un ensemble de personnes, dont les motivations vont du racisme à la démagogie a ouvertement bravé le pays qui leur à permis de s’exprimer sans craintes d’arrestations arbitraires ou d’exécutions sommaires.

Les scènes particulièrement choquantes qui ont été vécue ne sont rien face à l’analyse « à froid » de la situation.

Dans ce pays qui se vante souvent d’avoir fait un apport indispensable aux libertés, il est apparu qu’une minorité d’excités fanatisés se sont permis de terrorisé la majorité silencieuse qui eu le tort de ne pas souscrire à leurs thèses démentes.

On constata un regain de violence verbale et physique juridiquement passible du tribunal correctionnel, antisémitisme, racisme, appel au meurtre, incitation à la haine raciale, apologie du terrorisme…

Il est notable de constater que tout ces délits se produisirent devant les forces de l’ordre impassible, et sans consigne d’intervention.

On constata aussi une multitude de mine menaçante, visage entièrement masqué et comportement violent et agressif.

On constata enfin que le noyau dur de cette intolérable intolérance se retrouvait pour des contre manifestations, déniant ainsi à leurs détracteurs le droit qu’ils s’accordent à eux même d’exprimer leurs idées.

Il est évident que la persistance de faits de la sorte ne peut à terme que mener à un climat quasi insurrectionnel et que les pouvoirs publics doivent dès maintenant prendre des mesures législatives fortes et les appliquer !

Je propose donc 4 mesures dans cette optique.

1/ la responsabilisation des pouvoirs publics

Les manifestations sont l’objet en permanence d’important cordon de sécurité de la part de la police ou des CRS, ces hommes chargés de prévenir tout débordement éventuels ne remplissent en aucun cas
leur 1er devoir qui est de constater et de réprimer les infractions à la loi.

Ainsi on vit Place du Chatelet une foule menaçante crier « Mort aux juifs » devant un peloton de CRS sans que ceux-ci ne jugent bon d’intervenir, et si ils n’intervinrent pas malgré le caractère incontestable du délit commis devant eux (Appel au meurtre, incitation à la haine raciale), c’est avant tout parce qu’ils n’en avaient pas reçu l’ordre.

En acceptant cette situation sans réaction le gouvernement a laissé créer une zone de non droit importante en plein centre de la capitale française, ce qui constitue un manquement à une de ses essentiels missions qui est de faire appliquer la loi.

Je demande donc la mise en examen systématique pour complicité de toute la chaine de décision qui aurait du aboutir à faire cesser les agissements délictueux.
Le responsable opérationnel du dispositif de sécurité, le préfet de police, et le ministère de l’intérieur ne doivent plus accepter l’inacceptable sous peine de voir la justice leur demander des comptes.

2/ l’engagement de la responsabilité individuelle des participants

Le droit pénal ne reconnait pas la responsabilité collective, en vertu de ce principe qui rend de facto responsable chaque citoyen de ses actes il doit être possible de procéder à la mise en examen de tout individus s’étant rendu coupable d’actes délictueux.

Il ne s’agit pas de procéder, la plupart du temps, à des arrestations sur la manifestation, or il est des procédés de police qui sont avérés et qui pourraient servir à la cause de la justice, les vidéos prises tant par la police que par les médias.

De plus il est admis que les services de la Direction Centrale de la Sécurité intérieure dispose de fichiers extrêmement bien documentés permettant l’identification de tous les participants.

Cette mesure aura pour but de rappeler les meneurs de cs manifestations à leurs responsabilités et en cas de récidive de les mettre hors d’état de récidiver.

Ainsi des peines d’interdiction de manifestation (sur le modèle de l’interdiction de stade à l’encontre des hooligans), puis de peine allant de l’amende à la prison ferme ou avec sursis permettront de rétablir aisémment l’ordre républicain.

3/ L’interdiction de manifester visage dissimulé

Manifester est un acte citoyen revendicatif, un manifestant par définition revendique sa présence et en est fier, mais dans les manifestations sus visées on a pu voir un très grand nombre de pseudos manifestant avançant le visage dissimulé.

Serait ce de leur cause qu’ils avaient honte ou plutôt une sorte d’anticipation et de préparation aux délits qu’ils allaient commettre ?

Quoiqu’il en soit se masquer le visage est une négation même de l’intérêt de manifester, a-t-on vu un syndicaliste voilé le jour du premier mai ?

Il faut dire que le voile est chez certains une obsession…

Se dissimuler le visage pour un manifestant est en soi un trouble à l’ordre public, car en plus de représenter une menace potentielle dans le cadre exceptionnel de la manifestation, il créé un climat d’insécurité et de violence.

Afin d’en finir avec ce fléau les organisateurs de la manifestation doivent avoir l’obligation de signaler aux forces de l’ordre les cas de dissimulation dans le cortège ou bien de mener eux même une action pédagogique.

Dans le cas contraire les forces de police doivent avoir la possibilité d’intervenir.

Des peines de travaux d’intérêts généraux et demande doivent pouvoir être requises pour ce type d’infraction.

4/ L’interdiction des contre-manifestations frontales

Celles-ci sont une matérialisation du totalitarisme, en organisant une contre-manifestation frontale, on nie le droit à l’autre d’exposer ses idées, droit que l’on s’accorde abondamment par ailleurs à soi même.

Ce totalitarisme souvent accompagné de violences provocatrices doit être brisé dans l’œuf par la police, dont le rôle est de prévenir la situation et non pas d’évacuer les manifestants légitimes sous les coups et les insultes.

Une contre manifestation si elle veut être autorisée devra passer par une autorisation préfectorale à un autre horaire et à dans un autre lieu que celui déjà occupé.

Les organisateurs de ce type de manifestation devront s’exposer aux sanctions les plus durs, car ils ne sont plus dans un schéma démocratique mais clairement dans une politique d’affrontements le plus souvent violents.

Le parquet devra pouvoir apprécier la responsabilité individuelle de chacun des participants.

L’ensemble de ces mesures auront pour effet de redonner aux manifestations un sens strictement démocratique

Il est temps que les élus jamais en retard de déclarations sécuritaires rétablissent un véritable état de droit en exerçant une vigilance stricte contre ceux qui se servent de la démocratie et des libertés qu’elle procure pour imposer la plus barbare des dictatures.

Publié dans Société - Economie

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