Je ne suis pas compatissant.

Publié le par le blog de serge.over-blog.com

vogel-family-itamar-massacre-clockwise-ruth-34-rabbi-udi-36Terrible drame, catastrophe humaine, conséquences inestimables…

 

Des multitudes de personnes sont mortes, d’autres ont disparu, la communauté internationale sait, compatis, mais au final, ne fais pas grand-chose contre cette tragédie en temps réelle qui nous concerne tous.

 

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Croyez-vous que je parle du japon frappé par un tremblement de terre et que les installations nucléaires en perdition risquent de vitrifier à n’importe quel moment ?

 

 Non je parle d’une vraie catastrophe, une de celle que l’humanité ne voit pas venir parce que personne ne pressens le danger imminent et réel et que chacun se dit « je ne suis pas concerné ».

 

La vague de la haine et de la violence est pourtant mû par une force incroyable, comparable à aucune force naturelle, la fois ou celle-ci tua de manière la plus violente, elle fit 40 millions de morts toutes races, nationalités et religions confondues.

 

Alors aujourd’hui je suis encore une fois étonné par le sens des priorités des hommes, une vie vaut une vie certes, ne pas voir qu’un drame se joue au Japon serait l’expression d’une dramatique cécité, mais enfin…

 

fukushima-nucleaire-japonSans doute recroquevillé sur ma dramatique « communautaro-communautaire » n’ai-je pas pris la mesure du drame universel qui se jouait aux antipodes, on parle de 20.000 victimes voire plus, on parle de milliards de dollars de dégâts, on parle de catastrophe nucléaire apte à vitrifier la planète, et me voilà inconscient que je suis à me lamenter sur ce que les vrais humanistes appellent « un fait divers », la mort de 5 « colons israéliens » dans les « territoires occupées ».

 

Je demande avant tout à mon lecteur pardon pour mon usage intensif de guillemets mais la terminologie n’est jamais innocente quand elle sert à justifier la haine.

 

Donc l’égoïste que je suis, je vocifère, je manifeste, je milite, je m’irrite, dans l’indifférence générale parce que le Japon est en deuil, parce que la Lybie tente de se délivrer de son dément, parce que le PSG reçoit Benfica…

 

Un mot n’a pas été dit, aucun média non communautaire n’a jugé bon de relayer cette information, les raisons ne manquent pas bien sûr et chacun en trouvera une légitime, et puis après tout que diable allaient-ils faire dans cette galère (Molière – les fourberies de Scapin) ?

 

Sauf que les héros de Molière ne se sont pas fait égorger durant leur sommeil, aucun d’eux n’avaient trois mois, ni 4 ans, ni 11 ans, et que le drame d’Itamar n’est pas une comédie et encore moins un « fait divers ».

 

La nouvelle donne médiatique, serait donc la hiérarchisation des nouvelles par ordre de rentabilité, une news est bankable ou pas selon des critères bien déterminées, combien de morts, dans quel pays, qui sont les meurtriers, quels sont nos rapports avec le pays victime, quels sont nos rapports avec le pays coupable, quel est l’importance des communautés des pays mis en cause…

 

Ça en fait des questions auxquelles il faut répondre avant de publier une information et il y a fort à parier qu’après avoir répondu à cette batterie la qualité de l’information soit quelque peu édulcorée !!!

 

Il faut donc maintenant tenir compte de cette hiérarchie, et la Israël n’est pas très bien placée il faut bien le constater, prenons un cas pratique symptomatique de cette nouvelle déontologie journalistique, le drame d’Itamar, une famille entière décimée dans son sommeil, égorgée, parents, enfant (4 ans et 11 ans) et même bébé de 3 mois.

 

Le nombre de morts est faible pour les médias occidentaux qui l’évalue selon plusieurs critères, les évènements adjacent, tsunami au japon environ 20.000 morts, révolution libyenne environ 10.000 morts.

 

Les conditions de la mort auraient pu permettre un entrefilet mais le fait qu’il s’agisse d’israélien vivant en Judée Samarie (traduisez : colons), ne leur octroie plus le droit à la dignité et à la vie, il parait que la mort par égorgement d’un bébé de 3 mois ne soit plus suffisante dans ce cas pour entrainer une brume de compassion.

 

D’autant plus que les professionnels a la vision unilatérale s’empresseront de répliquer, photo à l’appui  (chère à ce bon Dédé voir : http://www.serge-salfati.com/article-cet-etrange-monsieur-edouard-61267768.html), que l’horreur absolue ne peut avoir lieu qu’à Gaza, sans doute à cause du climat.

 

Une bonne nouvelle maintenant pour tous les psychopathes, sociopathes et autres détraqués mentaux, la Judée Samarie peut s’avérer un terrain de jeux intéressant puisque pour peu que les victimes soient des « colons » cela assure un anonymat complet de l’acte et pour peu que vous acceptiez une revendication du djihad islamique, du Hamas ou d’une autre officine du même acabit on peut même fournir les moyens de la fuite et 72 vierges au paradis.

 

father-and-infant-murdered-in-ItamarD’ailleurs aux criminels de tous poils, prendre les patins palestiniens ne s’avère pas un mauvais calcul, puisque l’humanité semble avoir accordé, par l’intermédiaire des médias, un blanc-seing pour toute boucherie ayant des juifs pour victimes, ou en tout cas une troublante complaisance.

 

Autres données à prendre en compte les relations, par exemple de la France, avec les nationalismes mis en cause, ainsi le « pays » fournissant l’agresseur est donné comme la quintessence de la lutte contre l’oppression, à ce titre les crimes palestiniens, aussi abjects soient ils (et nombreux), ne peuvent s’inscrire que dans le cadre de la lutte de libération nationale, a contrario derrière chaque mort de la grippe palestinien se cache un virus mutant israélien, voire un requin si l’on est sur la mer rouge…

 

Enfin dernière donnée, et non des moindres pour évaluer le scoring macabre de la morale journalistique, la démagogie la plus basse est prise en compte, à commencer par la satisfaction des chiffres de vente (audience), si le Portugal rentre en guerre contre la Macédoine il y a fort à parier que les médias français préfèreront soutenir la communauté portugaise (un million de personnes en France environ) à la communauté macédonienne (9 personnes), de la même manière et puisqu’il s’agit de ne pas alimenter les frustrations sociales d’une part (ethniquement homogène ou presque je le précise) de la population, on leur donne un os à ronger, en l’occurrence Israël, pour exprimer colère et violence et détourner l’attention, dans cette optique le zèle médiatique n’a d’égale que sa bêtise.

 

Tout cela dans le but d’acheter une hypothétique paix sociale… pathétique… que pèse alors la communauté juive et les lucides…

 

Et pourtant comme l’évidence est devant nous et chaque argument développé plus haut à un pendant faisant appel au bon sens, à la dignité et à l’humanité.

 

Au calcul morbide du nombre de mort, il faut mettre en avant les motivations du crime, cette famille n’a pas été tuée pour autre chose que pour son appartenance au peuple juif, aucune lutte de libération nationale ne cautionne le meurtre de bébés, aucune lutte pour des terres ou des biens matériels ne justifie le meurtre de bébés, rien sur la terre ne peut ne serait-ce que concevoir qu’un bébé de trois mois aie la gorge tranché de part en part durant son sommeil.

 

Donc ce crime ne peut être envisagé dans un cadre différent de celui de l’antisémitisme et de la haine du juif et se rapproche à ce titre de la logique génocidaire nazie.

 

Le terme catastrophe s’applique à tout évènement plus ou moins provoqués entrainant, le plus souvent par des réactions en chaine, des situations dramatiques pour l’environnement qu’il soit humain ou autre.

 

A ce titre on peut considérer que la parenthèse meurtrière nazie est la plus grande catastrophe de tous les temps (si l’on excepte le déluge et la peste noire du 14eme siècle), la définition d’une catastrophe n’inclut aucune notion de temps ainsi si un tremblement de terre, un tsunami ou une éruption volcanique dure de quelques minutes a quelques jours, une épidémie ou un génocide peut durer plusieurs années.

 

Or après avoir défini que le crime monstrueux d’Itamar s’inscrit dans la droite ligne de l’œuvre nazie on peut aussi prétendre qu’il est le prolongement de la shoah, puisque juifs ils ont été tués pour ce qu’ils étaient…

 

Le meurtre de la famille Fogel est donc bien le dernier soubresaut de la plus grande catastrophe que l’humanité n’est jamais connu, et, il aurait dû à ce titre être au moins évoqué dans les médias.

 

En termes de morts les 5 suppliciés s’ajoutent aux 6 millions de morts juifs et dépassent donc de très loin les 20.000 morts du drame japonais.

 

Sur l’aspect strictement géographique, il est étonnant de voir que le conflit Israélo/Palestinien qui fait en général la une de tous les médias a soudainement disparu des rédactions au moment où la nationalité des civils a changé, et les japonais remercie le ciel (pas la mer) de bien avoir voulu maintenir tsahal dans ses casernes le jour du tsunami car si par malheur un seul palestinien avait souffert d’un ongle incarné, le tsunami et la catastrophe nucléaire qu’il risque d’engendrer serait resté au stade d’une dépêche d’agence.

 

Le traitement des affaires est d’ailleurs révélateur, quand une flottille de pacotille remplie de militants djihadistes haineux prend l’initiative d’interférer dans un acte de guerre, pour porter secours au clan agresseur, les médias du monde entier feignait de ne pas comprendre ce que signifiait la nature d’une guerre et de se lamenter sur ces morts, alors que tous revendiquait le statut envieux de « shahid » et comptaient grosso modo sur 72 vierges au paradis pour leur récompense.

 

Ces médias n’eurent de cesse de glorifier ces 9 morts et de faire de cette affaire le thème centrale de la marche du monde, par contre qu’on puisse égorger un bébé dans son sommeil n’a pas eu l’air de choquer les mêmes médias.

 

Voilà pourquoi le traitement de l’information ne peut même plus apparaitre comme orienté mais totalement contrôlé et manipulé par les ennemis d’Israël, que le plus souvent on retrouve parmi les ennemis du progrès et de la liberté, les causes de cette soumission sont mêlées et étranges, mais le plus grand fédérateur ne reste-t-il pas la haine ?

Publié dans Media

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Armand Maruani 25/03/2011 08:18


Il n'y a rien à rajouter. Tu trouves toujours les mots justes. Quand on te lit on a l'impression d'être moins seuls pour partager la souffrance de nos frères.Juste un mot: La pourriture nazie a
fait des petits , cette fois il faut les écraser comme de la vermine. Shabath chalom, à toi Serge et tous ceux qui interviennent ici.


chantal fuchs 20/03/2011 06:04


le premier mot qui me vient en tete c est de dire Bravo mais il m est difficile de dire bravo quand il s agit d une telle tragedie, d un tel massacre.
Votre article est digne de la famille Fogel et de tous les heros qui habitent ou ils habitent pour qu Israel conserve son droit d exister.
Je pense aussi qu il faut diffuser votre desinformation de facon plus vaste.Peut etre de facon enregistree sur you tube?
et aussi remuez la communaute juive par l intermediaire de manifestations.
alors de Jerusalem, merci et tous mes encouragements pour votre action et aussi pour son elargissement.
Chantal Salfati Fuchs


SAIMAN VALERIE 19/03/2011 18:56


Merci pour cet excellent article, vous avez mis des mots sur ma douleur, sur ma colère, qui sont telles que j'avais l'impression d'être folle, paranoiaque devant tant d'indifférence sur un crime
aussi odieux. Il est inadmissible que la communauté juive de france laisse passer un tel mépris quand on égorge ses enfants, que pouvons nous faire pour manifester notre colère..je n'en peux plus
de la désinformation en france, du deux poids, deux mesures, combien de temps devrons nous supporter cela??