Cela commence souvent par un procès

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Il est des positions que le cœur commande, comment ne pas être frustré par la privation d’audience publique dans un procès aussi symbolique que celui de la mort d’Ilan Halimi.

Par le calvaire de cet homme, par la barbarie des méthodes employées, par la « logique » qui a aboutie au drame, par la médiocrité et la bêtise de ses auteurs, ce procès devient la vitrine d’une certaine banalisation de la haine ordinaire.

On aimerait voir ce Fofana, dont le faciès ahuri qui n’est en aucun cas lié à son origine raciale mais simplement à son indécrottable connerie, humilié par l’avocat général ou le président du tribunal.

On aimerait voir ces accusés, tous coupables, se confondre en excuses plus ou moins sincères sous les leçons d’avocats rusés et opportunistes.

On aimerait voir ces avocats déployant des trésors d’imagination pour minimiser et humaniser leurs putrides clientèles, dans l’espoir d’atténuer une peine qu’on aime à croire exemplaire.

On aimerait voir le deuil de Mme Halimi se complété et enfin se terminer dans le récit du long calvaire de son fils, et ainsi lui faire trouver une once de repos.

On aimerait voir ces caïds purulents de haine se renvoyer leurs responsabilités au visage et s’abaisser dans l’indignité de la dénonciation et le déshonneur.

On aimerait voir ses gamines, prostituées des temps modernes, supplier la cour de sa clémence quand elles n’en eurent aucune devant la détresse et la mort d’un homme lâchement assassiné.

Et la nouvelle retentit, dans sa lourdeur et sa pesanteur, dans sa justification et les frustrations qu’elle entraine, le procès se déroulera à huis clos !

Est-ce vraiment une nouvelle de nature à entacher le rôle pédagogique que certains entendaient lui donner ?

Encore faudrait il admettre que la pédagogie soit encore d’une quelconque utilité dans le contexte actuel, ou l’on banalise les préjugés, et ou l’on entretient l’idée de la nouvelle révolution permanente ou le vert remplacerait le rouge.

La nature juridique et législative de la prononciation, existence d’accusés mineurs au moment des faits, de cette décision frustre encore un peu plus les parties voulant donner un aspect publicitaire aux débats, car la question est aigue et l’on voudrait croire que ce crime abject ne se reproduira pas.

Au delà de cet optimisme, avons-nous intérêts à avoir la publicité des débats ? Nous les tenant de l’humanité devons nous accepter d’offrir une tribune d’exception aux fous criminels ?

La première journée de procès nous fournit un début de réponse, le principal accusé comme un singe grimaçant dans son enclos pour attirer l’attention multiplia les provocations.

En arrivant au nom d’Allah, lui qui n’a surement jamais lu le Coran, il salit les musulmans encore lucide de ce pays.
en se présentant comme un combattant de la guerre sainte islamique, on entrevoit le pathétique système de défense qu’il compte utiliser non pas vis-à-vis de la justice, il se sait condamné au plus lourd, mais vis-à-vis de ce qu’il croit être sa postérité, il veut tomber en martyr pathétique et ridicule attaquant à 27 un individu mis en confiance et désarmé, il décrédibilise un peu plus, il est l’exact représentation de ce que cette mouvance de l’islam veut imposer au monde.

En donnant comme date et lieu de naissance le jour et le lieu de la mort de sa victime il confirme les pathologies psychiatriques dangereuses qu’on lui connaissait, et tente de se donner une consistance dans la droite ligne des pseudos humoristes aux prétentions politiques charriant des monceaux de haine.

Quatre provocations majeures en 2 heures d’audience, hormis l’insoutenable arrogance de ce déchet est il nécessaire d’imposer ce lamentable exemple à d’éventuels apprentis sorciers ?

Car l’histoire nous édifie sur ce genre de danger, Fofana n’a pas l’étoffe d’un dictateur loin s’en faut, Fofana n’a pas l’étoffe ni les moyens d’être un idéologue, c’est le moins que l’on puisse dire, mais Fofana a l’ambition de passer pour un symbole auprès d’une frange marginalisée de la société cultivant haine, violence, rejet de la société, racisme, et stupidité.

Il prétend se poser en victime et en résistant, contre qui ?, contre quoi ? est un autre débat, mais d’aucuns ne manqueront pas de se reconnaitre dans ce pseudo « combat » !!!

Il est un fait peu commenté de sa défense, il demanda dans le même élan que les parties civiles la publicité des débats, ses motivations sont bien sur différentes mais simple à comprendre, il s’agit de la dernière chance qu’il a d’exister avant de sombrer pour l’éternité dans la pourriture de son cachot, cela implique que cet « incérébré » nous aurait affliger de multiples provocations, si possible à caractère antisémite, lui qui ne fut mu que par sa bêtise, ses préjugés et sa cupidité, et qui fait de l’antisémitisme et de son « islamattitude » son fonds d’existence.

Un procès de cette envergure est à coup sur une assurance de gloire pour ce médiocre cloporte, d’autres le surent avant lui.

A l’automne 1923, Adolf Hitler aidé de sa clique violente et criminelle tenta de renverser le gouvernement de Bavière, si l’on excepte le fait que rarement on vit un coup d’état aussi mal conçu, l’entreprise finit dans un bain de sang et dans la pantalonnade, du fait de la non capitulation des autorités.

Ce fiasco retentissant ce transforma pourtant en victoire politique étincelante pour les nazis à l’issue du procès, et c’est la ou se trouve des similitudes troublantes avec le procès actuel.

1/ dans les deux cas nous sommes en présence d’une meute d’accusés.

2/ à l’instar d’Hitler, Fofana est le seul à revendiquer ses actes

3/ à l’instar d’Hitler, Fofana comptait se servir du procès pour vomir ses salmigondis et ses délires basé
sur la haine de l’autre et en particulier sur la haine du juif.

4/ à l’instar d’Hitler qui ne pouvait à l’époque imaginer la suite de l’histoire, Fofana dans son délire mégalomaniaque, et tout dans son comportement le prouve, se rêve un destin exceptionnel.

5/ à l’instar d’Hitler, Fofana à sans doute préparer une série d’incidents et de provocations tout au long du procès, comme le prouve le peu de spontanéité de la soupe immonde servie la première journée.

6/ à l’instar d’Hitler, Fofana à l’ambition de prendre la tête d’un mouvement appelé à prendre la pouvoir par la force s’il le faut.

Devant ce délire fait d’ambition irréalisable et de stupidité il n’est finalement pas sot d’voir prononcé le huis clos.

La Mort de M. Halimi ne sera pas le prétexte au jour de gloire de cet handicapé du cerveau.

La mort de M. Halimi ne sera pas le prétexte à un déferlement de haine et de simplisme.

La mort de M. Halimi ne sera pas le prétexte à l’identification d’une masse non négligeable de paumés à ce prédateur de bas niveau.

La mémoire d’Ilan ne sera pas sali, cet excrément de Fofana doit être condamné à l’oubli et se perdre dans les feux de l’enfer de l’anonymat et de la médicorité.

Publié dans France

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