La burka, pourquoi pas ?

Publié le par leblogdeserge.over-blog.com

Une polémique enfle, souvent au gré de ceux qui trouvent un intérêt à lui faire prendre de l’ampleur, celle portant sur le voile intégrale en France trouve une terre favorable à son épanouissement, croissant sous les démagogies et les malhonnêtetés.

La première d’entre elle, vient du premier d’entre nous, notre Président qui après nous avoir servi une indigeste « soupe à la soutane » en déclarant presque le retour de la « fille ainé de l’église » dans le giron de la papauté, nous gratifiant d’inoubliables bondieuserie aptes à trouver de l’écho parmi la frange la plus extrémiste de son royaume, se pare à présent des atours de la laïcité, et dans une grandiloquence qu’il affectionne, jette l’anathème, avec autant de fougue que pour l’exemple précédent, sur une pratique vestimentaire musulmane.

Dans ce cas de figure la question n’est pas de savoir le bien fondé d’un tel anathème, on pourrait facilement démontrer les intolérables symboles de cet accoutrement, mais plutôt de connaitre les méandres d’une pensée ayant tant d’aptitude à la pratique du grand écart.

Examinons maintenant l’origine de la polémique, la genèse de cette malheureuse histoire ne manque pas de sel.
Tout démarra par une violente diatribe d’un obscur maire communiste (obédience indéterminée), d’une encore plus obscure banlieue, qui dans un élan de défense républicaine et laïc décréta soudainement qu’il lui était insupportable de voir déambuler dans sa mégalopole populaire des femmes entièrement recouverte de noir.
Cette poussée de républicanisme ne le traversa pourtant pas un instant 9 mois plus tôt quand il manifestait avec force voix et indignation main dans la main, avec la lie de la nation, du centre Zahra au mouvement identitaire, en faveur des terroristes, si peu laïc du Hamas.

Rappelons donc encore une fois que le Hamas est la branche Gazaouie des frères musulmans, ceux la même qui prônent les vertus de la décence vestimentaire islamique, ce gymnaste de la pensée se la dispute à notre président en matière de souplesse.

Ajoutons enfin à cette glorieuse galerie de portraits de nos brillants protagonistes, les islamistes crypto ou déclarés, politicien ou théologien, qui nous abreuvent de raisons pour lesquelles l’échec patent de « l’intégration à la française » ne peut en aucun cas être imputé à une quelconque mentalité des musulmans de France mais à la perpétuelle injustice, sociale, économique, humaine et que sais je encore…, dont ils sont les victimes.

Ces élites et leurs affidés, si possible français de souche et artiste en mal de reconnaissance intellectuelle (Bigard, Cluzet, Binoche…), se reconnaissent soudainement dans un idéal démocratique quand il s’agit d’imposer par ce biais les pires reculs à la dignité humaine.

Ces élites revendiquantes n’envisagent le dialogue que par une soumission pleine et entière à leurs préceptes moyenâgeux, tout en se drapant dans les apparats de l’interlocuteur ouvert et tolérant.

Il est d’ailleurs étonnant de voir en ces techniques de « négociations » des parallèles avec celles des grands tyrans de l’humanité, singeant le dialogue pour ne jamais rien céder.

Il faudrait donc à entendre ces derniers, au nom de la démocratie, de la liberté de chacun même, pouvoir autoriser des pratiques vestimentaires dont même la légitimité théologique est remise en cause et qui ne semble tirées que de coutumes locales du monde musulman.

Il est doux, ou amer, selon son caractère de se voir dispenser des leçons de démocratie par ce type d’individus !!!

Mais pour en finir avec eux, la volonté de dialogue qu’ils affichent est telle qu’il serait dommage, voire frustrant, de ne pas l’engager.

Le problème semble simple, la pudeur dont doit se draper les femmes est un précepte divin, afin de s’y conformer celle-ci se voit recommander le port de vêtements la couvrant intégralement et de manière ostentatoire.

La République peut elle tolérer de voir en ses rues, de telles apparitions, le symbole véhiculé est certes choquant pour tout ceux qui ont à cœur de se battre contre l’indicible connerie sexiste, choquant pour toutes les femmes, sur tout les continents, qui meurent sous les coups de leurs maris, choquant pour les enfants donnés en pâture à des pédophiles vicieux sous couvert d’une inique légalité religieuse, choquant pour les femmes qui professionnellement se battent tout les jours pour que leur travail et leur talent soit reconnus à l’égale du masculin, choquant aussi pour toutes celles qui tentent de fuir les mutilations encore une fois ordonnées par des raclûres vicieuses déversant versets comme vaches qui pissent…

Mais n’existe-t-il pas un réel droit à la liberté, la première est fondamentale, c’est la liberté de mouvement qui ne pourrait être remise en cause pour quelques raisons que cela soit, la deuxième est celle de se vêtir comme bon lui semble, ce qui bien que non constitutionnelle, à plutôt intérêt à être appliquée vu le nombre d’hurluberlus en costumes improbables qu’ils nous aient donné de croiser dans les rues.

La burka alors, or son coté hautement symbolique, n’est pas plus ridicule que la mode gothique ou punk…

Alors ce fameux dialogue pourrait s’engager, gageons que nos hérauts de l’islam faisant assaut de volonté d’intégration n’hésiteront pas à consentir sur l’autel de l’intégration quelques concessions pour peu qu’il sauve l’essentiel et se présente au final en pourfendeur de l’intolérance et en défenseur de la liberté (sic).

Offrons leur donc une victoire, cessons de polémiquer sur le port du voile intégral en France, et même en Europe, d’ailleurs sommes nous en mesure d’en stopper l’extension ?, Napoléon avait coutume de dire qu’il ne livrait que les batailles qu’il avait une chance de gagner, agissons de même.

Oui à la burka, mais non à la concession gratuite, si les femmes musulmanes qui le désirent peuvent avoir le loisir de l’arborer dans les rues, il faut qu’en contrepartie les instances musulmanes donne maintenant la preuve de leur engagement dans le dialogue intercommunautaire pour le renforcement de la cohésion nationale.

En quoi pourrait se matérialiser ces actes de bonne volonté, tout d’abord se soumettre aux exigences de la sécurité nationale, c’est le minimum que l’on peut exiger, et pour commencer à la règle des photos d’identités, ensuite aux règles d’hygiènes et de services du système de santé, enfin, et parmi d’autres mesures, aux règles de police, contrôle d’identité en particulier.

A ce dernier sujet les islamistes auront tout intérêt à ne pas contester, car si dans l’avenir, on profitait de l’anonymat de ce vêtement pour commettre un acte terroriste, comme cela s’est déjà vu dans d’autres pays, alors le débat sur l’autorisation ou non de la Burka ne serait plus d’actualité du tout.

En dressant une liste, évolutive, des situations de la vie quotidienne ou les musulmans fondamentalistes devront se départir de ce vêtement, le législateur permettrait un usage positif de facto de ce type de vêtement pour toutes les autres situations de la vie quotidienne.

Grande victoire contre la laïcité pourrions nous penser, ou bien victoire à la Pyrrhus ou même pire énorme cheval de Troie en plein centre de la forteresse de l’intolérance et du passéisme…

Rappelons nous qu’aux dires des fondamentalistes, le port du voile intégral est un précepte divin, or par définition un précepte divin ne se discute pas, ne se réforme pas et dans le cas de l’islam ne s’interprète pas.

Pourtant en composant avec les pouvoirs publics pour obtenir la fin de la polémique sur la Burka, et sa possible interdiction, voir les propos du président Sarkozy très ferme sur le sujet, les fondamentalistes, si tant est qu’ils forment un ou plusieurs groupes homogènes et non antagonistes, se trouveraient de facto en obligation de négocier les préceptes divins et donc d’ouvrir un précédent dont ils nous abreuvent en permanence que le principe même est impossible.

En créant un conflit d’intérêt sur un sujet ou l’intransigeance dont ils ont fait preuve jusqu'à maintenant les empêche de tout volte face, et ou la négociation serait pour eux la seule sortie honorable.

Or cette négociation remet en question le principe du précepte divin et de la non réforme des écritures coraniques, et si il est possible de négocier un point du livre il est donc possible de négocier tout les autres, cette porte ouverte à la réforme d’un livre écrit il y a 1400 ans et qu’on veut transposer à l’heure de la fusion nucléaire !

Le piège pourrait alors se refermer sur l’illogisme de positions intenables, la charia tout entière pourrait se voir discuter, réformer et enfin, on peut rêver, adapter.

Alors la Burka en cheval de Troie galopant sur les steppes de la bêtise, pourquoi pas !

Publié dans Islam

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