Ils ont tué le prophète (II)

Publié le par le blog de serge.over-blog.com

chapitre iI

 

JE SUIS JUIF, PARCE QUE, NE D'ISRAEL, ET L'AYANT PERDU, JE L'AI SENTI REVIVRE EN MOI, PLUS VIVANT QUE MOI MEME.

 

 

La chaleur et ses brumes avaient envahi le tarmac, à ma descente d’avion je n’arrivais pas à comprendre tout à fait la situation que j’avais moi-même créée.

 

Me voilà au milieu d’une foule compacte et pour le moins agitée, après quatre heures d’avion ou il m’a semblé que les trompettes de Jéricho ne cessèrent pas une seconde de résonner, comment diable si peu de personne pouvaient elles générer un tel vacarme, cet avion rempli de mes coreligionnaires devait sans doute être ma première épreuve pour définir si j’étais apte à la vie locale.

 

Je connus mes premières minutes de quiétude sur la terre d’Israël que bien plus tard, il me fallut d’abord satisfaire au jeu de piste et de nerfs imposé à tous, ensuite je dus tester ma résistance au culot en déjouant les pièges dressés par les autres passagers, et ayant clairement pour but de ne pas me faire sortir indemne de l’avion, coup de sac, coup d’épaule, haleine douteuse dans le nez et tout cela avec un sourire faisant qu’aucune réplique ne soit possible, après tout nous étions en terre promise.

 

Il faudra afin de préserver les chiffres du tourisme israélien jeter un voile pudique sur la mascarade régissant la récupération des bagages, la seule chance de trouver vos valises étant de ne pas en avoir de la marque Vuitton (vraie ou fausse), pour qu’on puisse les repérer dans la masse.

 

Ensuite l’air suspicieux du douanier, perçant de son expérience la moindre de vos hésitations et sur lequel votre séjour semble en permanence compromis.

 

Finalement on sort de Ben Gourion Airport, soulagé de laisser cela derrière soi et heureux de se sentir libre.

 

Car Israël est sans doute le seul pays au monde à procurer cette sensation, certains trouveront la France magnifique, le Brésil sauvage, le Groenland froid et la Chine loin, mais Israël pour l’humanité tout entière rend libre.

 

Les croyants sont sublimés d’être sur les traces de leurs prophètes et au sein de la maison de Dieu, les laïcs préfèreront mettre en avant la symbolique du sionisme, la libération des esprits et des corps dans cette démocratie qui lutte depuis 70 ans pour sa survie.

 

Et moi en ce printemps 2018 j’allais tenter d’apporter ma pierre à l’édifice, parti seul et sans rien demander à personne de Paris, je me retrouvais dans un lieu que je semblais connaitre sans y avoir jamais mis les pieds.

 

Les vingts premières années de ce 21ème siècle ne furent pourtant guère faciles, en 2000 une révolte arabe dirigé par Arafat donna à ceux-ci le sentiment qu’il pourrait remettre en cause le caractère juif de l’état d’Israël.

 

Contrairement à ce que ceux-ci laissaient entendre dans la propagande habilement entretenue auprès des occidentaux, les arabes de la région n’ont jamais accepté la présence d’un état juif sur ce qu’ils appellent la Palestine.

 

Je me rappelle avoir alors ressenti le besoin de m’arrêter et d’écrire, je voulais que ma prose soit mon premier acte au service d’Israël, je ne savais pas si j’avais du talent ou de la prétention, je n’en étais pas à me demander ou pourrait m’emmener mes propos et le destin qu’ils me réserveraient, je voulais juste fixer cet instant à tout jamais.

 

Ce que j’écrivais :

 

« Etonnant concept que cette prétendue Palestine et que ces prétendus palestiniens, de mon point de vue de juif sioniste, voilà un pays qui n’eut jamais d’existence au cours de l’histoire, dont le nom lui-même est issu d’un massacre de juif et qui est aujourd’hui clamé avec virulence et agressivité sous des airs de martyre.

 

Voilà donc un peuple à l’origine incertaine qui dénie aux autres ce qu’il s’accorde à lui-même, passé maître dans l’art de la propagande et de l’assistanat.

 

Subventionné, sponsorisé, perfusionné, jamais autant d’argent ne fut si dispendieusement distribué, à tel point qu’entrant dans ces territoires on se demande ou sont les routes, les ports, les chemins de fer, les usines…

 

Tout semble s’être volatilisé, les plus lucides et malheureux d’entre eux, vous diront en prenant soin de regarder derrière eux, que cette manne (il semblerait qu’elle tomba toujours dans le même pays), ne fut pas perdue pour tout le monde, que si les frigidaires des gazaouis sont vides les comptes en banque de leurs dirigeants sont opulents.

 

 Vu de Paris le cas, de ce que je dois appeler des « palestiniens » me paraissaient simple, ils récoltaient le prix de leur intransigeance, les territoires contre la paix étaient devenus la paix contre les territoires, le retour des « réfugiés », qui pour la plupart n’étaient pas des natifs, des indemnisations…

 

Sans cesse les enchères montaient et faisaient que tout accords devenait impensable, jusqu'à ce qu’il en devienne impossible, l’échec répété des négociations conduites sous la houlette des USA, laissait systématiquement la place à des périodes de grande violence ou le terrorisme et le harcèlement furent pour les palestiniens un mode d’expression « normal ».

 

Des escarmouches quasi annuelles créèrent un climat délétère propice aux effusions de sang, la première décennie du siècle fut surtout marqué par la manipulation des ennemis d’Israël par l’Iran, et cela au service des ambitions mégalomaniaques d’un régime a bout de souffle qui maintenant sa propre population sous la terreur pour continuer à faire régner l’ordre noir et pileux.

 

La deuxième décennie fit place à un status quo de la terreur, ou la moindre étincelle enflammait violemment la région, et cela toujours au gré des intérêts de puissances mafieuses en quête d’écran de fumée servant à masquer leurs propres turpitudes.

J’arrive aujourd’hui dans ce pays qui vit, envers et contre tous, pour y apporter ma pierre, pour me nourrir de sa force et y apporter mon talent et mon dévouement sans réserve. »

 

Soulagé de ma profession de foi, j’envisageais avec impatience et émotion mes premiers pas en tant qu’israélien sur la terre d’Israël, j’avais le sentiment qu’Israël ne pouvaient mourir, car, comme Edmond Fleg l’avait dit, l’arrivée de chaque juif était pour le pays du sang neuf qu’on lui injectait.

 

J’étais prêt à me battre et à mourir pour cela, à accepter tous les sacrifices, toutes les missions, mon dévouement était total, et faisait écho au leitmotiv macabre des palestiniens extrémistes hurlant à qui veut l’entendre qu’ils ne craignaient pas la mort, alors pourquoi en parlaient ils tant ?, moi je me battais parce que j’aimais la vie, je l’aimais plus que tout, je la dévorais et avait la ferme intention de remplir la mienne de joie.

 

J’aurais pu comprendre, peut-être, le gout de la mort par désespoir, j’avoue ne pas avoir compris le concept justifiant celle-ci pour l’amour de Dieu, sans être pétri de mysticisme je me rappelai vaguement  que Dieu nous avait créé à son image, or personne n’a jamais spécifié que celui-ci était suicidaire, leur argument fut donc écarté d’un revers de main.

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Jale Arditti 19/11/2010 12:38


J;aime ce que vous ecrivez, Shabbat Shalom d'Israel
Longue vie jusqu'a 2018
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http://jalearditti.blogspot.com